En remontant la rue Alphand, on peut tomber sur cette Joconde à l’angle du passage Sigaud.
Ce collage est l’œuvre de Thomas Iser, un artiste luxembourgeois que je découvre ici.
En 2016, Thomas Iser crée son projet « Universal Humanity ».
Ce projet est une quête personnelle qui s’inspire de l'art japonais du Kintsugi, ou encore de la symbolique de l'alchimie.
Le Kintsugi est une méthode japonaise de réparation des porcelaines ou céramiques brisées au moyen de laque saupoudrée de poudre d'or. Philosophiquement, c'est reconnaître la brisure et la réparation comme faisant partie de l'histoire de l'objet, plutôt que la dissimuler.
Avec « Universal Humanity » son objectif est de dresser un portrait de l'humanité et de célébrer la diversité du monde. Il demande aux participants de tenir devant leur œil droit une carte représentant son œil lorsqu'il se peint en noir avec des brisures dorées à l'image d’un Kintsugi. Il leur demande alors qu’elle est leur rêve, il espère ainsi partager sa vision d'un monde sans frontières où l'humanité est unie et d'inspirer les gens à utiliser leurs souffrances pour trouver la force de réaliser leurs rêves. Lors de ses nombreux voyages, il collectionne les portraits, afin d'aller à la rencontre de l'humanité et toucher le plus de personnes possible avec sa vision du monde.
C’est avec une série de ces portraits que Thomas Iser a reconstitué cette Joconde. De loin, on aperçoit les brisures, on se croit devant un puzzle « classique ». C’est en s’approchant qu’on se rend compte que chaque pièce du puzzle est la photo d’une personne qui tient un bout de carton devant son œil droit.
Un travail vraiment bluffant !